mardi 24 août 1999

Terceira

24 août (44 milles)

Partons vers Terceira sous un vent du nord soufflant à 20 nœuds. Journée de voile parfaite. Ancrage à 17 h dans la baie d’Angra do Heroismo, ville nouvellement restaurée de caractère seigneurial presque entièrement détruite par le tremblement de terre de 1980. Son intérêt historique et culturel lui mérite une place sur la liste du patrimoine historique mondial de l’UNESCO. Alain, qui est là depuis quatre jours, vient nous accueillir avec un apéritif du pays. Terminons la soirée en ville.

25 août

Allons nous inscrire à la Guardia fiscal. Paulo, l’agent de service, est un grand amateur de la nature, spécialiste des oiseaux des Açores et bénévole à l'Association locale de protection de l’environnement. Voyant notre intérêt, il nous invite à le rejoindre plus tard au parc où il soigne un buse et un hibou blessés. Faisons avec lui une grande tournée du mont Brasil. Nous soupons ensemble au kiosque africain de la foire locale. Deux de ses amis passant par là (Victor et Vital) se joignent à nous. Prenons le dessert au kiosque des Philippines. Celui qui vient nous servir est un sympathique archéologue marin québécois en poste ici pour travailler sur l’épave d’un gallion d’époque trouvé dans le port. Il s’amuse à servir aux tables durant les festivités pour aider ses amis propriétaires du restaurant.

26 août

Allons rejoindre Paulo à la ville voisine (São Mateus) en autobus. Prenons nos messages sur Internet, puis partons en visite avec Victor, son fils Simão et Paulo : cratère, caverne, fumerolles. Ramenons tout le monde au bateau pour le souper.

 

27 août

Victor vient nous prendre à 11 h pour nous amener chez Vital, l’agriculteur bio du groupe. Amenons avec nous Manuel, un pêcheur du coin. Pendant que nous faisons le tour des maisons (une vieille de 400 ans) et des jardins, Manuel nous prépare un délicieux barracuda et une salade de conches. En après-midi, assistons à la collecte du miel produit par les abeilles de Victor. Ici, on calme les abeilles avec une fumée en brûlant des feuilles d’eucalyptus.
Même les cochons sont bio ici. Vital leur fait cuire une énorme potée de légumes chaque jour. À les voir sauter dans l’auge, ils apprécient grandement le traitement aux petits oignons. Nous apprenons que les cochons sont d’excellent défricheurs. Ils retournent les pierres du sol et dévorent tout ce qu’ils trouvent. Après leur passage, ils reste à monter des murs avec les pierres.
Revenons en fin de journée chargés de légumes.


28 août

Commençons la journée en travaillant sur le frigo qui semble fonctionner en continu depuis quelques temps : pas de fuite évidente, pas de blocage, mais baisse de pression. Nous rajoutons du gaz réfrigérant. Sur le coup, cela règle le problème. Nous verrons plus tard qu’il n’en est rien.
Première journée totalement grise du voyage. Faisons un petit tour en ville mais rentrons vite, presque trempés.

29 août

Passons une partie de la journée à chercher la fuite du frigo et mettre à jour notre livre de bord. Michel nous harponne deux beaux poissons (balistes) pour le lunch. En fin d’après-midi, partons à la recherche d’un accès à l'Internet. L’endroit auquel on nous réfère n’existe plus. Soupons à la foire locale avec Paulo, Victor et sa charmante Isabelle. Une bouffe à la bonne franquette, où tout le monde pige dans le plat des autres. Rencontrons plus tard une jeune architecte, Patricia, chargée d’intégrer les projets d’urbanisation au patrimoine environnemental de la région.
Assistons aussi à une corrida « à la corde » au parc voisin. Au Portugal, du moins aux Açores, les corridas se tiennent normalement dans la rue. Elles sont dites « à la corde » parce que la bête est attachée à une longue corde retenue par 6 à 8 personnes. Tout le monde peut s’improviser matador, mais il n’est pas question de tuer l’animal ni de le blesser. Il s’agit plutôt de narguer le taureau à ses risques et périls. À la foule de réagir pour s’enlever du chemin. Il y a au moins une corrida par jour sur l’île de Terceira.

30 août

Partons en autobus vers São Mateus pour y rejoindre Paulo qui nous offre encore une fois un accès à Internet depuis le bureau de l’association Gê-Questa. Au retour, notre Paulo plein de ressources nous trouve un réparateur de frigo. Le type arrive 15 ou 20 minutes plus tard sans équipement. Il n’avait pas compris que la réparation devait se faire sur place, au bateau. Nous l’amenons à bord en pneumatique. Le temps d’examiner un peu notre installation, il trouve l’endroit possible de la fuite, près de l’indicateur de pression. Il promet de revenir avec une pompe à air et du gaz. Nous apprendrons le lendemain que son séjour au bateau l’a indisposé au point de devoir s’étendre pour endormir le malaise. Il faut dire que les conditions météo rendent le mouillage particulièrement rouleur. Recevons Patricia à bord en soirée, puis l’accompagnons chez elle. Elle nous fait découvrir les merveilleux ananas de São Miguel.

31 août

Tony a vu juste; la fuite est bien à l’endroit qu’il soupçonnait. Il revient au bateau pour régler le sort du frigo. Michel a déjà improvisé une pompe à air et préparé le travail. Le reste se fait vite et bien. Le frigo fonctionne et la réserve est à nouveau remplie de gaz réfrigérant.
Comme le bulletin météo de la RFI annonce du mauvais temps, nos amis du Triane partent vers l’autre grand port de l’île. Ne voulant pas quitter nos amis açoriens à la hâte, nous rentrons à l’abri dans le bassin sale et moche de la future marina. En après-midi, rendons visite à Érik qui nous décrit son travail à partir des artéfacts trouvés sur le site archéologique sous-marin d’Angra. Allons ensuite faire des courses en prévision du départ.

1er septembre

Dernière tentative pour l’Internet. Nous trouvons enfin l’endroit par excellence. L’accès est gratuit mais, manque de chance, le serveur ne répond pas. Nous essaierons à nouveau plus tard, sans succès, chez Érik. Délicieux repas au restaurant avec Paulo, Patricia et Érik. Choisissons un plat de poisson servi dans le creux d’une tuile d’argile. On s’étire tellement qu’on rate le concert auquel on se promettait d’aller. Rien de grave puisque nous n’avions pas réservé de places.

2 septembre (8 milles)

La météo ne nous encourage pas à partir vers l’île de São Miguel tout de suite. Recevons Érik et Patricia au bateau pour le lunch, puis passons saluer Paulo avant de partir vers Praia da Vittoria, où nous retrouvons Triane. En route, plusieurs dauphins et un requin.

3 septembre

Paulo vient passer une partie de l’après-midi avec nous. Tour de ville, dégustation de figues fraîches et des pommes locales qui font beaucoup penser à celles que nous appelons pommes grises chez nous. Comme toujours, Paulo nous sensibilise aux efforts déployés par leur association pour protéger l’environnement d’une modernisation sauvage. Ici, à Praia, ils ont combattu sans succès l’élimination d’un marécage qui servait, entre autres, d’aire de nidification aux oiseaux.

vendredi 20 août 1999

Graciosa

 

20 août (60 milles)

Un orage nous passe dessus près de Graciosa. Beaucoup de pluie et de bonnes rafales qui se gèrent bien avec la grand voile. Cette fois, nous avons affalé le génois au premier signe de la perturbation. Jetons l’ancre dans la baie de Vila da Praia vers 23 h.
 

21 août


Grande promenade, presque entièrement sous la pluie, en direction du volcan de l’île. On accède au cratère (caldeira) par un impressionnant tunnel d’environ 150 mètres percé à travers la paroi. L’intérieur est un véritable jardin botanique. L’endroit cache aussi une caverne (Furna de Enxofre) à laquelle on accède par un long escalier de pierre en colimaçon de 75 marches.
Au retour, changeons d’ancrage à l’approche d’un cargo qui manœuvre pour accoster à reculons.


 

22 août

Nuit et jour de grand vent et d’orages. Nous restons au bateau. Confirmons le problème du « roll-over » de notre GPS. L’appareil fonctionne toujours, mais il faut compter 20 minutes au lieu de deux pour faire le point initial.
 

23 août


Allons faire un tour à la ville de Santa Cruz, à 7 km de Praia. Un lift à l’aller, retour à pied. Visitons une maison de pierres en rénovation. Toutes les divisions intérieures sont en béton. Comme il n’y a pas de vides dans les murs, il faut briser le ciment des parois pour passer les tuyaux et les fils électriques. C’est assez différent de chez nous.
De retour à Praia, nous trouvons les cuisines des fameuses Queijadas da Graciosa, pâtisseries renommées de l’île qui font un peu penser à des tartelettes au sucre. L’endroit est d’une propreté remarquable et les femmes qui y travaillent courtoises et bien à leur affaire. Tout le travail se fait à la main.

mercredi 18 août 1999

São Jorge



  
 

Heureusement que nous avons modifié nos plans, car la ville de Velas est très chouette. Ici, pas besoin de s’ancrer. Il suffit de s’accrocher à une bouée. Arrivés à 19 h, nous remettons les formalités au lendemain. Michel ajuste l’antenne VHF à 85,5 cm pour tenter d’améliorer la transmission.
 

18 août

Croisons à terre le gentil couple qui nous a rendu visite à Pico. Nous passons une bonne partie de la journée à la toute nouvelle bibliothèque municipale qui offre gratuitement un accès à Internet. Pas moyen d’envoyer de photos, ici non plus. Soupons à bord du Triane, venant de Guadeloupe. Claude et Agnès ont tout quitté pour vivre quelques années sur la mer avec leurs enfants Tristan et Ariane. Nous les recroiserons sans doute, car il feront le même parcours que nous avant de passer au Pacifique.
 

19 août

Encore un coup d’Internet, puis randonnée épuisante vers le sommet de l’île, que nous n’atteindrons jamais. L’île est beaucoup plus large que nous le pensions. La succession de collines n’en finit plus et on a du mal à trouver des coins d’ombre. Cassons la croûte au haut d’un clocher d’église. Nous nous amusons à observer un groupe d’hommes en grande discussion sur la façon de s’y prendre pour refaire la couverture de tuiles d’une maison.

 

20 août

Un dernier tour en ville avant de quitter pour Graciosa. Achetons à bon prix un fusil de pêche sous-marine et croisons le propriétaire du bateau Archangel que Michel a rencontré aux Canaries il y a 9 ans.

mardi 10 août 1999

Faïal

 
 
Accostés au quai des services douaniers à Horta, nous faisons la rencontre d’un couple américain à la retraite en partance pour l’Angleterre sur ReVision II. En attendant le retour des officiels de l’immigration, ils ont le temps de nous transmettre l’essentiel sur le fonctionnement à Horta. Nous apprenons aussi qu’ils ont eu le malheur d’affronter l’ouragan Mitch au large du Cap Hatteras l’an dernier : 36 heures d’enfer auxquelles un bateau en bonne condition peut survivre… semble-t-il. Voilà une expérience dont on de rêve pas!
La grande fête de la mer vient de se terminer à Horta, mais il reste encore beaucoup de bateaux. On nous attribue une place au mur, à l’épaule d’un bateau français (Glen-Feeling II) en provenance de Lorient. Ils ont mis 10 jours pour se rendre ici et quittent demain pour Graciosa.
 

11 août

Visite du marché local qui, à notre grand soulagement, offre une grande variété de fruits et de légumes à prix très raisonnables. Partons en randonnée avec un kilo de raisin bleu chargé de soleil. Un vrai régal! Au retour, repérons un immense marché de type Club Price, format Açores. Ça tombe bien, car nos provision fraîches tirent à leur fin. Pierre de Lune II, arrivé en après-midi, vient nous saluer en fin de journée.
 

12 août

Profitons de l’eau courante à quai pour faire du lavage. Passons ensuite près d’une heure au club Internet du coin. La communication, très lente, ne nous permet malheureusement pas d’attacher des dossiers à nos messages, ni textes, ni photos. Visite assez décevante du jardin botanique de la ville voisine, puis souper au bateau en compagnie d’Alain, arrivé ce matin. Comme il n’a pas de moteur, il met plus de temps que nous pour les déplacements. Pierre et Lucette s’amènent avec un bon rhum des Antilles.
 

13 août

La promenade de la journée nous mène tout en haut d’une des falaises encaissant la baie de Horta. C’est haut et les pattes s’en ressentent, mais l’effort est grandement récompensé par le panorama. En soirée, Martine prépare un pochoir pour inscrire le nom du bateau au mur de la marina, tradition oblige!
 

14 août

Martine passe la journée à réaliser et à peaufiner l’écusson du bateau sur une paroi verticale irrégulière. Beaucoup plus compliqué que nous l’avions prévu. Soupons à bord du Kébra avec Alain et ses plus récents amis canadiens. Élise, originaire de Chicoutimi, est bouillonnante; un vrai rayon de soleil. Frank et elle nous livrent quelques grands moment de leur tour du monde qui a duré 10 ans. Après 7 ans à terre, ils s’offrent cette fois un tour de l’Atlantique. Élise est spécialiste de scrimshaw (sculpture sur ivoire et os). Elle prépare une collection spéciale pour la rencontre des grands voiliers qui se tiendra à Halifax l’été prochain.
 

15 août

Michel trouve un nouveau moyen d’empêcher l’eau de refroidissement d’inonder le moteur une fois arrêté : ajout de 24 pouces de tuyau de 1 ½ po au « waterlock » maison et installation d’un coude muni d’un aérateur. Pendant ce temps, Martine termine son travail pour Graficor. Soupons à bord du Pierre de Lune II.
 

16 août (5 milles)

Plein de diésel et d’eau (dans le bon réservoir, cette fois),  puis départ vers l’île voisine, Pico. Courte visite de Madalena, qui nous déçoit beaucoup. La seule activité ici semble liée au traversier qui amène les touristes. Faisons toutefois la rencontre d’un charmant couple venant d’Italie. Intrigués, ils arrivent au bateau à la nage.
 

17 août (18 milles)

Le temps couvert nous donne une excuse pour abandonner l’idée de gravir le mont Pico. Attendons le vent pour filer vers São Jorge. En traînant un peu au large de Pico, on aperçoit un assez gros requin, qui modifie doucement sa course pour contourner le bateau par l’avant.

vendredi 6 août 1999

Flores

 
 
 
Après 14 jours d’Atlantique, Flores la magnifique est là. Avec ses villages juchés sur d’immenses falaises, elle semble accrochée dans les nuages. Et c’est au port de Lajes que nous débarquons au paradis. Jetons l’ancre à midi à l’abri d’une falaise imposante. Le relief est magnifique, la température chaude et humide avec brise de mer, la verdure luxuriante partout, un port bien protégé (sauf de l’est) avec des eaux limpides bleu paon. Ça vaut le déplacement, même par l’Atlantique Nord!

L’endroit est magnifique. Pas de formalités compliquées. On s’inscrit simplement au matin auprès de l’agent qui vient faire son tour. Il y a déjà six bateaux étrangers venant pour la plupart d’Amérique. Quelques heures plus tard, nous retrouvons avec beaucoup d’émotion nos amis du Pierre de Lune II, partis de Canso le 22 juillet. Nous pensions souvent à eux dans les périodes difficiles, sachant qu’ils devaient assurer une présence presque constante à la barre, n’ayant pas de régulateur d’allure. Cela rend la traversée d’autant plus exigeante. Pas étonnant qu’ils soient arrivés complètement brûlés, surtout que leur pilote électrique a rendu l’âme trois jours avant la fin.

Lajes a le bonheur d’être un peu en dehors du circuit touristique ce qui préserve son authenticité. En faisant un premier tour de ville, on tombe totalement sous le charme de cette petite ville accrochée dans la montagne. Les gens sont charmants, c’est vert, chaud, calme, propre, ensoleillé. Les banques sont déjà fermées mais ici, loin de tout, il suffit d’insérer sa carte (Desjardins ou autre) dans un guichet Multibanco pour obtenir des escudos. Quelle merveille!
Passons une partie de la soirée avec Pierre et Lucette, dont c’est l’anniversaire, puis dodo bien mérité pour tous. Un boum! nous réveille au petit matin : on vient de toucher un bateau voisin. Pas de dommage mais une belle frousse. Cette fois (le 5e ancrage), nous nous installons beaucoup plus loin pour avoir la paix. Mais il y a près de 14 mètres d’eau. Michel plonge pour installer un orin*. Il reviendra des profondeurs les yeux injectés de sang. C’était sûrement trop profond pour une première fois en apnée.
Orin Cordage reliant l'ancre à un flotteur.
 

7 août

Commençons la journée par des travaux. Michel met beaucoup d’énergie à rester accroché en tête de mât car la houle qui nous prend par le travers nous fait valser allègrement. Il faut réinstaller la drisse* avant et une nouvelle antenne VHF, puis adoucir les angles vifs qui abîment le matériel. Passons le reste de la journée à terre avec Pierre et Lucette. Comme ils sont, eux aussi, amateurs de randonnée pédestre, nous entreprenons l’ascension d’une des montagnes de Lajes. La mer qui nous entoure nous impressionne beaucoup…
Drisse Cordage servant à hisser une voile.
 


8 août

Grande journée de repos et d’ajustements avant de lever l’ancre vers Faïal. Révisons l’étanchéité des hublots et des écoutilles, aérons bien le bateau qui se charge vite d’humidité en mer vu l’impossibilité d’ouvrir, cuisinons pains et petits plats. Passons aussi quelques heures avec Alain (Kebra), qui vagabonde sur la mer depuis 6 ans.
 

9 août (jour 1 : 60 milles)

On part en douce vers Faïal alors que Pierre, Lucette et Alain se rendent en autobus à Santa Cruz de Flores. Le temps est incertain, mais le vent est bon.
 


10 août (jour 2 : 72 milles)

La nuit n’en finit plus. La lune reste cachée derrière les nuages et le soleil fait la grasse matinée (lever vers 5 h 30). Le vent tombe et nous rentrons à Horta au moteur en guettant l’apparition de l’immense volcan de Pico masqué par les nuages.

jeudi 5 août 1999

AÇORES

Découvert au début du 15e siècle, l’archipel des Açores se situe en plein océan Atlantique, à 760 milles marins du Portugal. Il est composé de trois groupes d’îles d’origine volcanique : un groupe occidental (Flores et Corvo), un groupe central (Faïal, Pico, São Jorge, Graciosa et Terceira) et un groupe oriental (São Miguel et Santa Maria). Les premières îles ont été colonisées vers 1439.
Chaque île a ses particularités, mais toutes ont des côtes profondément découpées, des montagnes et des vallées tranquilles couvertes d’une végétation luxuriante, des champs soigneusement cultivés, des lacs nichés dans des cratères de volcans éteints, des fumerolles, des pics imposants, des grottes mystérieuses et des traditions bien enracinées. Leurs maisons curieusement construites, leurs murets de pierres divisant les terres, leurs moulins d’origine flamande, leurs églises et leurs œuvres d’art témoignent d’un riche passé historique. La population est à l’image du climat océanique et doux de l’Archipel.