jeudi 9 décembre 1999

Tenerife


9 décembre (50 milles)

Quittons à 5 h du matin pour réussir à nous rendre à l’île voisine, Tenerife, dans la journée. Nous passons tout l’avant-midi à courir après le vent, mais les dauphins sont là pour nous consoler : d’abord un groupe de huit, puis quatre qui nous suivent doucement d’assez près pour que Michel puisse prendre le temps de les admirer sous l’eau, accroché à l’échelle du bateau, et encore plusieurs autres. Le petit vent finit par s’épuiser. Pourtant, on voit des moutons au loin. Trois minutes de moteur et nous voilà sous un vent de 20 à 25 nœuds. La ligne de nuages indiquait bien cette limite. Le vent commence bien quelque part direz-vous, mais il faut le voir pour le croire.

 

Pour éviter de rentrer de nuit à Los Christianos, nous nous arrêtons devant Playa de las Tejitas. L’endroit est parfait et offre une belle protection contre le vent qui s’accélère le long des îles. En passant, c’est dans le livre Atlantic Islands que nous obtenons ces précieux renseignements. L’ouvrage, que nous avons acheté à Horta, aux Açores, couvre toutes les îles de l’Atlantique, incluant celles du Cap-Vert. On y trouve une description générale de chaque région, des données historiques, un répertoire des services offerts dans chaque ville, tous les détails de navigation nécessaire (cartes, position des bouées, des phares, etc.) et même l’horaire des transmissions de bulletins et cartes météorologiques.

10 décembre (7 milles)

Après une bonne nuit de repos, nous levons les voiles vers Los Christianos. La forêt d’hôtels est moins évidente ici, mais la ville trahit sa vocation touristique avec sa suite interminable de cafés, de restaurants, de boutiques, de restauration-minute à l’américaine (Pizza Hut, PFK, Burger King, etc.). Cela nous enlève le plaisir de visiter l’île que l’on dit pourtant somptueuse. Ce sera pour la prochaine fois.

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